Bonjour, je m’appelle Sébastien RAECKELBOOM.

Me voici parti pour une semaine à taquiner nos CYPRINUS CARPIO sur un domaine privé : Campgreen ! Cet étang est situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Rennes et pour tout dire c’est un étang que j’affectionne particulièrement : 8 hectares sur 2 plans d’eaux, et un cheptel intéressant pour les novices comme pour les confirmés. De plus il est ouvert toute l’année ce qui me permet d’assouvir ma passion quand je le souhaite.

Ma vision de la session

Je suis donc sur Campgreen que je connais bien… ma seule inconnue : un pêcheur m’ayant contacté de la part du propriétaire de l’étang, en quête d’explications et d’aides pour se lancer dans le milieu de la carpe.

Mon arrivée fut en quelques mots : soleil, vent, calme, impatience; les deux premiers jours se passèrent sereinement avec trois carpes au sec et détente maximum, sachant que je ne mettais mes cannes que du soir vers 22H30 à 13h de l’après midi .

Le troisième jour, arrivée du pêcheur en quête de découverte, Neil de son prénom ! c’est là que mon visage s’est crispé, puis a du se détendre avec une mine déconfite au moment précis où il mit le matériel en évidence afin que je puisse en faire le détail et en donner les possibilités.
Deux cannes très, mais très légères typées « pêche anguille », moulinets au starting block pour partir en retraite, heureusement les tapis de réception, fil, épuisette, et petits matériels étaient de qualité et récents suite aux conseils échangés lors de ses appels pour préparer à sa venue.
Je lui ai donc complété le matériel faisant défaut et passé ce moment de solitude éclair nous avons traversé l’après-midi avec les montages, nœuds, et logiques d’approches et de comportements.

Le soir arrivant j’ai laissé son cerveau rempli d’informations et la motivation intacte à son poste en toute autonomie avec pour conseil de ne m’appeler qu’en cas de réel besoin. Au lendemain matin, j’appris avec plaisir qu’une carpe de 11Kg avait baptisé son épuisette et son tapis. Arrivé sur place la discussion tourna bien entendu autour de cette prise et du matériel carpe. La matinée passa très vite.

Il devait partir en fin d’après midi, la chaleur s’était installé et l’heure du repas venue, nous avons donc pris la décision d’aller manger un morceau à deux pas des cannes dans le chalet (Campgreen dispose d’un chalet / lodge pouvant héberger une famille, c’est idéal pour faire découvrir sa passion à son entourage). Toujours bien sûr en grandes discussions, le repas se passa ainsi animé de passé, présent, futur…

Au retour, en lançant un oeil de « sait on jamais » je me suis mis à exclamer :  » Dis! ça n’as pas bipé mais ton moulin là, il est vide ! et elle peut être encore au bout ! » N’ayant pas le temps de finir ma phrase la canne commença à plier ! Je la pris en urgence et me suis mis à courir maladroitement en tongs le long de l’étang en direction de la carpe pour en récupérer un peux de fil ! L’urgence passée je lui tendis la canne et m’exclamais : « Tiens, c’est une belle, elle t’attend » S’en suivit alors un combat de 20 minutes assez tenu avec à la clef une commune de 18 kilos.

C’est ravi, la tête dans les étoiles qu’il plia et en oublia un de ses piquets tout neuf ! Que bien sûr je ne manquerais pas de lui rendre la prochaine fois que l’on croisera les cannes ensemble !

Ce sont les 36H qui lui seront, je l’espère un très bon souvenir et le début d’une franche entente.

Cette session s’est déroulée du 14 au 15 juillet.

La session vue par Neil

Etant pêcheur depuis l’âge de 6 ans grâce â mon père qui m’a appris à aimer la nature et la pêche, au fil des années je me suis mis à pêcher le carnassier pendant une vingtaine d’année. Par la suite m’étant inscrit dans un groupe de pêche sur Facebook, je voyais de très jolis spécimens de carpes, des poissons magnifiques. Ma curiosité m’a donc pousser à vouloir pêcher ce genre de poisson qui est pour ma part un poisson imposant et majestueux vu sa taille, et son poids.
J’ai donc été un jour sur internet pour regarder certains étangs privés et je me suis arrêté sur une page qui dévoilait un étang à une heure de chez moi avec un prix raisonnable et de très belles photos avec évidemment plusieurs espèces de carpes. J’ai donc appeler le propriétaire une première fois pour avoir certaines informations et pour me donner une idée sur son étang. Le propriétaire m’a donc donné ces informations qui m’ont donné envie vu qu’on pouvait pêcher le carnassier et la carpe.

Malheureusement, je n’avais personne de mon entourage qui connaissait les montages spéciaux pour pêcher ce genre de poisson. C’est pourquoi j’ai rappelé le propriétaire en lui demandant si tout simplement il connaissait une personne qui était capable de me former pour la carpe. Il m’a aussitôt parler d’une personne qui  l’avait marqué dans le sens où il avait apprécier cette personne au niveau relationnel mais aussi au niveau de ses compétences de carpiste avec un énorme respect pour le poisson.
Il m’a donc donné son numéro et je lui ai laissé un message en lui expliquant bien que c’était la première fois que j’allais pêcher la carpe et que je n’avais pas non plus un budget énorme car je sais que pour pêcher la carpe il faut quand même acheter pas mal de choses qui tiennent la route.

Cette personne, Sébastien, m’a rappelé aussitôt pour me poser des questions sur moi (ce qui est normal) et le feeling est bien passé. En effet, ce n’est pas facile de faire confiance à 100% en une personne que l’on ne connait pas. Moi qui suis un peu réservé, cette personne m’a mis a l’aise dès le début et m’a expliqué rapidement en me faisant une liste de tout ce que je devais acheter. Sébastien m’a dit d’acheter certaines choses qui pour moi était assez bizarres dans le sens où je me demandais à quoi ça allait servir… Car pour être franc je ne pense pas que quelqu’un d’autre m’aurait dit d’acheter par exemple de la glue ou bien encore du scratch double face… Je n’ai même pas acheter de cannes légendaires de pure carpiste ou bien des moulinets hors de prix pour la carpe. Non, il m’a dit d’emmener juste mes 2 lancers dont je pêche avec aux leurres ou au vifs pour le carnassier. J’ai donc suivi à la lettre tout ce qu’il m’a dit pour bien me préparer et pouvoir peut-être réaliser un rêve de gosse en attendant le jour J.

Je suis donc arrivé à l’étang vers 9h avec un très bon ami à moi qui m’accompagne souvent quand je vais pêcher et j’ai donc vu Sébastien (et le propriétaire) qui lui était arrivé depuis quelques jours. L’accueil fut chaleureux ! Encore une fois mon but était la découverte et je ne devais rester que 36h environ.
Nous avons donc beaucoup parler et Sébastien m’a donc montrer les différents postes de pêche et l’endroit où il allait me mettre. Un endroit où apparemment d’après le propriétaire très peu de pêcheur arrivent à sortir quelque chose de l’eau. Puis la formation a commencé.

Sébastien m’a expliqué énormément de choses et m’en a mis plein la tête jusqu’à 16h. Pour sûr, c’était le but mais il m’a appris les choses essentiels de la pêche mais aussi les petits soucis que peut avoir un pêcheur lors d’une session. Le plus dur pour moi a été de retenir la façon de faire certains nœuds car je ne suis pas un pro dans ce domaine mais faire un nœud correct est une des choses les plus importantes si on veut pêcher du lourd dans un domaine comme celui-ci. C’est pourquoi il m’a conseillé d’acheter un livre, un petit manuel pratique. Pour lui c’est sa Bible et ce sera surement la mienne d’ici peu. Il m’a donc montré à moi et mon ami comment faire un bas de ligne avec de la tresse et comment relier le tout sur mon lancer pour réaliser un montage parfait mais également à quoi servait la glue et le scratch. J’ai trouvé ça très intelligent de sa part.
Neel au carpodromeCeci étant fait, vers 17h nous allons ensemble pour s’entrainer au carpodrome (un étang de 50m²) avec ces cannes pour essayer de pêcher des carpes qui font entre 3Kg et 10kg pour savoir comment ferrer et ne pas faire n’importe quoi lorsqu’un poisson accroche à l’hameçon. Cela m’a permis d’avoir une idée sur le ferrage et la façon de fatiguer le poisson. Au bout d’une heure et quart une des cannes commence à bien bouger et Sébastien me dit d’y aller. Je prends donc le lancer et je sors une petit carpeau de 3kg. Jétais quand même content de ce poisson même si pour Sébastien 3kg pour lui c’est vraiment petit et pas grand chose. Mais pour moi c’était quand même un bon début surtout que ma chance n’est pas très fructueuse parfois lors de certaines session pour le carnassier !

Après avoir mangé vers 22h c’était le moment le plus attendu de la journée, c’est à dire poser les 2 lancers que j’avais préparé pour pêcher dans l’étang principal là où des carpes atteignaient environ 25kg. Il me montre comment mettre les appâts car ensuite c’était à moi de me débrouiller seul à 3h45 pour changer les appâts et lancer les cannes en pleine nuits.
J’ai donc attendu avec impatience pour entendre mes bipers sonner pour la première fois. Le temps passe, Sébastien lui avait sorti de l’eau une belle carpe de 12kg et moi toujours rien. 2h du matin je décide d’aller me coucher dans ma tante sachant qu’il fallait me relever à 3h45 pour changer les appâts sur l’hameçon comme il me l’avait bien expliqué. 3h45 je me lève je mouline pour remettre les appâts sur le bas de ligne et je relance les 2 cannes en pleine nuits.
5h30, un bip puis 30s secondes apres un deuxième bip, pour moi c’étais soit un poisson ou une grenouille qui avait touché à mon fil. Et enfin 30s secondes après le 2eme bip, mon biper fait son travail et ne s’arrête plus.

L’adrénaline monte et je me dépêche à ouvrir la tante pour ferrer un coup et appliquer à la lettre ce que m’avait dit Sébastien. Et au bout de 10min je sors une belle miroir de 12kg avec l’aide de mon ami pour réceptionner le poisson sur le tapis sans lui faire le moindre mal possible. Petite photo et remise à l’eau. Mon but et mon rêve de gosse était enfin accomplie grâce à une personne qui m’a donné de purs conseils avec beaucoup de logique et une philosophie d’accompagnement et de gestion exceptionnelle. Je pouvais enfin me reposer en paix.Miroir de Neel

Puis jusqu’à 11h30 plus aucune touche de mon côté. Nous avons donc décidé d’aller manger dans le chalet car je devais partir en début d’après-midi tout en laissant mes 2 cannes dans l’eau.

Neel, son ami, et moi SébastienAprès manger nous retournons à l’endroit habituel et Sébastien voit ma canne sans fil sur le moulinet c’était incroyable mais vrai. Il se dépêche de mouliner un minimum pour pas que ça casse et me passe le lancer pour combattre le poisson. Mon ami pêcheur carnassier qui m’accompagnait , ayant également écouté les conseils de Sébastien et n’ayant rien pêché, je me permet de lui offrir ma canne pour qu’il connaisse la sensation de combattre un poisson comme il n’a jamais combattu. et boom, au bout de 15-20min mon ami sort une belle commune de 18kg. Et voila grâce à la glue et au scratch dont je me posais des questions j’ai compris pourquoi cela était absolument nécessaire. Je n’ai rien perdu pendant mon absence ma canne n’est pas tombé dans l’eau car elle était tout simplement fixée correctement !

J’étais encore une fois fier que mon ami et moi en 36 heures de formation et pêche intensive, nous ayons réussi à sortir 2 belles carpes à un endroit où des pêcheurs expérimentés n’ont rien fait. C’est pourquoi je ne remercierais jamais assez Sébastien pour sa sympathie, sa patience et sa connaissance qui est pour moi exceptionnelle.

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