Bonjour, je m’appelle Nicolas Cavril, c’est avec plaisir que j’ai accepté la proposition de devenir carpiste référent pour CarpeVadrouille : ils ont la même vision que moi de la pêche à la carpe, c’est à dire plaisir et partage.
Pour ma première session il m’a été proposé d’aller à l’étang du Couchant à Bray sur Somme (80).

Même si c’est loin de ma zone définie (Nord-Ouest) j’ai accepté cette proposition qui pour moi était un défi car je n’avais aucune infos sur les lieux et aussi un retour aux sources car je n’avais pas pêché ce genre de plan d’eau depuis longtemps.
Après quelques infos glanées sur la fiche CarpeVadrouille que le propriétaire de l’étang avait rédigée et une préparation basique je me met en condition pour un 48 heures.
Arrivé sur les lieux c’est un très beau plan d’eau que je vois avec un bon potentiel. C’est assez sauvage, il communique avec la Somme ce qui est très bien au vu des poissons qui nagent dans cette rivière.
Un peu perdu pour l’installation je contacte le propriétaire qui me dit de m’installer où je veux. Les postes n’étant pas accessible directement en voiture je décide de m’installer à 50 mètres du parking sur un poste avec des nénuphars.

Mon poste à l'étang du CouchantAprés avoir sondé le poste de long en large je décide d’installer une cannes près des nénuphars sur un tapis de graines dans 2m50 d’eau puis ma deuxième canne avec des bouillettes épicées en 20mm, cette fois sur le large.
Depuis cette année je ne pêche plus qu’à deux cannes j’y vois plusieurs avantages : la rapidité de mise en place, le coût (car avec deux cannes moins d’amorçage) et moins d’accessoires (je préfère diminuer la quantité mais pas la qualité) mais ça augmente aussi la difficulté car il faut être réactif et bien placer ses appâts car on n’a pas le droit à l’erreur !

Une heure après, mon campement pour le week-end est installé et mes cannes pêchent, il n’y a plus qu’à !
L’après midi passe et je multiplie les rencontres avec des personnes intéressées par le plan d’eau et comme a chaque fois entre carpistes nous entamons des discussions sans fin. Quelques bips viennent troubler le silence des lieux mais toujours pas de départ. L’après midi est bien entamée et je décide donc de lancer un gros amorçage à la graine sur la canne de gauche : je met donc un gros paquet de maïs au bait-rocket et pour celle de droite je reste sur la même stratégie avec une bouillette épicée, équilibrée sur un D-rig.

Maïs au bait-rocket, le classique du carpiste !Le soir arrive et deux pêcheurs s’installent sur la berge qui est à ma gauche. Ma première nuit a été très calme : seule une brème m’a réveillé à 0h30 ce qui ne m’enchante jamais surtout qu’en général quand on en fait une les autres ne tardent pas mais pour cette fois ce fût calme, trop calme.
Au réveil je décide donc d’enlever le maïs en esche sur ma canne de droite et de remplacer par des noix tigrées.

Je pêche à 2 cannes désormaisSur le coup de 10h00 le propriétaire de l’étang passe me voir ce qui me permet d’en apprendre plus sur l’étang. Il a en fait été repris par l’association des Amis de la Nature en juillet et il est donc normal que les postes ne soient pas encore aménagés entièrement. Il m’a également indiqué que des sanitaires allaient être mis en place ainsi que les postes numérotés et bien aménagés.
Au même moment ma canne à la Tiger déroule mais le temps que je prenne contact avec le poisson il se décroche dans les nénuphar. Pas de chance, mais ce n’est que le début !

Peu de temps après Guillaume un des pêcheurs qui était sur ma gauche vient me voir, il a enregistré 9 départs pour 9 poissons remontés, la plus grosse faisait 11 kg et les autres toutes des petites. Il les a tous attrapé à la monster crab de Loirbaits. Il me propose de me donner des bouillettes afin d’essayer, j’accepte avec plaisir et esches ma cannes de droite avec un bonhomme de neige Monster Carb et avec une pop-up fluo boosté Monster Crab.
Un nouveau départ se fait entendre malheureusement je casse net au ferrage, ce n’est pas la première fois avec ce genre de bas de ligne… Je décide donc de changer mon montage.
Dans l’après midi j’enregistre quelques tirées mais sans réel départ. Peu après avoir replacé mes montage, un départ digne d’un poisson de rivière sur la canne de droite : au ferrage ça déroule toujours… le poisson est lent et reste sur le fond. Ça tire fort et fini par décrocher, je pense que j’ai dû rencontrer un des silures de l’étang mais malheureusement c’est lui qui a gagné. Puis vient la pluie, une vraie pluie d’automne.Pluie battante, session sous la pluie...

Pendant cette pluie je décide de changer mon approche en mettant des bouillettes plus petites et en baissant la taille des hameçons. La nuit tombe et le calme aussi. Je ferai une bonne nuit au Couchant.

Au petit matin dans le brouillard je relance mes cannes sur une zone de fouille et bingo même pas le temps de mettre le hanger que ca part! Un joli départ et une petite commune vient rejoindre l’épuisette. C’est petit mais je sauve le capot. C’est ma dernière matinée au Couchant et je commence donc a replier le camp. S’en suivront 2 autres poissons du même gabarit que le premier. Je sauve ma session sur ma cette matinée.

Maigre lot de consolation ! La remise en cause fut vitale.

En résumé la remise en question a été payante et sur les pêches courtes il faut être très réactif. Dans l’ensemble ma session s’est bien passée et je compte bien retourner au Couchant pour essayer de prendre les gros poissons inconnus qui doivent nager dans ses eaux !

Tout commentaire envoyé doit être construit et décrire au mieux votre expérience. Tout commentaire abusif ou mettant 5 étoiles à tous les critères sans aucune justification rédactionnelle se verra supprimé.

Laisser un commentaire